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Il n’est pas rare de constater une éclosion massive d’insectes et pourtant, aucun gobage ne se produit véritablement à la surface de l’eau. Il s’agit plutôt de marsouinages rendant impossible d’identifier la mouche du moment. On conclue souvent alors que la pêche est difficile et que les poissons mordent mal.
Les apparences sont trompeuses, puisque dans la majorité des cas les poissons se nourrissent durant toute la durée de l’éclosion, mais non pas d’insectes dérivant à la surface de l’eau, mais de ceux émergeant dans la pellicule.
Il s’agit d’une phase transitoire entre le stade nymphal et le stade aérien de
Subimago
durant laquelle l’insecte abandonne son exuvie restant dans la pellicule. Son corps est donc toujours dans l’eau tandis que ses ailes en formation et son sac alaire apparaissent à peine à la surface. Extrêmement vulnérable, il devient en ce moment une proie très facile !
Quelques moments privilégiés se prêtent particulièrement bien à la pêche à l’émergeante. Au cœur de l’été, lorsque le début de l’éclosion coïncide avec un temps couvert et humide ou mieux encore une pluie fine. Dans ces conditions, au moment où les subimagos et les imagos apparaissent, les poissons sont déjà gavés d’émergeantes.
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