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Derrière chaque gobage se cache une mine d’informations que le pêcheur doit savoir interpréter pour espérer réussir à capturer l’auteur !
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A la vue de gobages, la majorité des pêcheurs se limite à constater la présence de poissons en activité. Mais en y regardant d’un peu plus près, on s’aperçoit que les gobages ne sont pas tous identiques. Certains sont très discrets, d’autres très bruyants, certains se répètent régulièrement, d’autres sont espacés...
Apprendre à lire les gobages devient essentiel car cette analyse permet d’évaluer la taille des poissons, de localiser les postes précis qu’ils occupent, d’estimer l’intensité de leur alimentation, d’identifier le type d’insectes dont ils se nourrissent...
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Identifier les insectes
Une des grandes difficultés de la pêche à la mouche est de trouver la bonne imitation. Pour ce faire, il vous faut tout d’abord identifier l’insecte du moment ou plutôt le stade précis de son évolution.
Un gobage violent et très bruyant informe dans la majorité des cas que le poisson est en train de happer des insectes de taille importante, tels que de gros trichoptères ou de grosses éphémères, au stade d’imago. En revanche, lorsqu’un petit gobage se produit juste sous la surface et ressemble plus à un marsouinage, le plus souvent le poisson s’alimente d’insectes morts dérivant au gré du courant ou des insectes se trouvant dans la pellicule au stade de subimago.
Un autre cas de figure, vous apercevez un remous plus ou moins net plutôt qu’un vrai gobage : le poisson s’alimente entre deux eaux sûrement de nymphes en train de remonter vers la surface. Les mêmes insectes sont au menu si aucune activité n’est visible à la surface de l’eau, mais vous voyez le poisson immobile qui régulièrement desserre les mâchoires laissant apparaître la blancheur de sa gueule !
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Localiser les postes
L’endroit où se produit un gobage n’est pas forcément celui où se trouve le poisson. Par exemple, pour se saisir d’un insecte à la surface, l’ombre est obligé à cause de sa bouche orientée vers le bas, de se laisser dériver assez loin, en règle générale à une distance égale à deux fois la profondeur à laquelle il se trouve. Autrement dit, s’il est situé à une profondeur d’environ 1 m, le gobage va intervenir à peu près 2 m en aval, ce qui veut dire qu’il vous faut poser la mouche à environ 3 m en amont du gobage.
Quant à la truite, elle n’est jamais loin de l’endroit où est intervenu le gobage. Il convient de poser l’artificielle le plus près possible du poisson en soignant tout particulièrement la présentation pour éviter de l’effrayer.
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Estimer l’intensité de l’activité alimentaire
Lorsqu’un poisson monte à la surface se saisir d’un insecte à un rythme régulier et toujours au même endroit, il n’y a aucun doute, il est mordeur ! Dans ce cas-là, si la présentation de votre mouche est irréprochable, le succès est au rendez-vous. Ce type de gobage révèle aussi qu’il s’agit très souvent d’une truite qui occupe son poste d’alimentation.
Si par contre, le gobage se produit de façon aléatoire, il s’agit généralement d’un poisson sélectif ou opportuniste, pas vraiment en phase d’activité alimentaire. La pêche peut s’avérer alors très difficile ! Mais il peut également cacher un ombre qui a pour l’habitude de se déplacer souvent donnant l’impression qu’il s’agit de plusieurs poissons.
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